Classe I-PAD en EPS

Isabelle Ebling, professeure d’EPS au collège Dumas de Maurepas (78), présente son activité autour de l’utilisation des tablettes en EPS.

Les Tablettes sont arrivées au collège suite au projet de classe iPad. N’étant pas encore familiarisée avec ce type d’appareil, il a été nécessaire d’aller se promener sur la toile afin de découvrir les applis... Et ce qui pouvait se faire ailleurs.

Pour part, j’ai utilisé avec bonheur (surtout pour les élèves) la tablette en Acrosport. Un photographe est désigné lors de chaque présentation de son travail par un groupe. Ce qui permet de valider les 3 secondes de maintien de la pyramide pendant la photo ! Puis je retouche chaque photo avec l’appli « SKITCH ».
À l’aide de traits de couleurs, je valide ou invalide les alignements segmentaires des élèves.

Pour leur plus grand plaisir, j’imprime (en couleur bien sur, pour le moment les finances de l’établissement le permettent !) les photos puis je les affiche au mur à la séance suivante. Ils sont fans et je constate de réelles transformations. Ils peuvent à tour de rôle garder les photos et montrer leurs exploits à la maison...

Une seconde utilisation instantanée des tablettes avec la classe iPad, se fait en danse. Les tablettes sont utilisées pour finaliser les chorégraphies des élèves.
Cette captation permet d’avoir un retour sur leur prestation afin qu’ils puissent comparer aux exigences notées sur le document d’accompagnement de création.
Nous n’avons pas de miroir dans notre salle de danse, c’est donc le seul retour qu’ils puissent avoir comme vision d’ensemble de leur travail, voire sur leur propre prestation.

C’ est plus facile de parler de formes de corps ou de regroupements avec ce recul car il leur est autrement impossible de percevoir le résultat de leur action.
La difficulté de cette utilisation réside dans le temps qu’il faut leur accorder pour la lecture de leur prestation.

Enfin, une dernière utilisation en gymnastique. Les élèves se font filmer dans la réalisation de leur élément gymnique. Ils ont donc un retour direct sur leur réalisation qu’ils peuvent corréler avec la fiche explicative de l’élément. Par contre, pour cette utilisation, il faut prévoir juste un ou deux observables, mais surtout noter sur la fiche le placement du cameraman : pour une roulade avant, je demande une prise de vue latérale (pose des mains et de la tête comme observable), alors que pour une roulade arrière, je demande davantage une prise de vue dans l’axe (position des mains et roulade dans l’axe). Mais les élèves ont du mal à accepter le remplacement du regard du prof par le film. Ils venaient donc tous me montrer leur film à fin de validation. Étant des élèves de 6e, l’autonomie reste un long apprentissage ! Mais je pense néanmoins qu’il y a des choses à faire dans cette activité au moins pour corriger des postures dans lesquelles ils ont assez peu de sensations justes.

Et il y a bien sur les multiples applis spécifique EPS que l’on a découvert au fur et à mesure avec plus ou moins de bonheur, mais c’est une autre aventure...