29 janvier 2017, par Herve Cohen-Salmon

Témoignage

Classe inversée en sciences

Lycée Blaise-Pascal à Orsay

e-éducation


Depuis la rentrée 2015, Geneviève Ponsonnet, professeur de Physique-Chimie au lycée Blaise Pascal d’Orsay et sa collègue Mélanie Fenaert, professeur de Sciences de la Vie et de la Terre, ont décidé de travailler avec leurs élèves selon les principes de la classe inversée .

Interview de Geneviève Ponsonnet lors des Netjournées 2018 par Ludomag

Une pédagogie différente

Inversion des temps d’apprentissage

Pour cette classe de seconde, plus de cours magistral en physique-chime. Ils s’appuient sur le cours qu’ils ont consulté chez eux sous forme de capsules vidéos réalisées par leur professeur : c’est ce qu’on appelle la pédagogie inversée.
Depuis l’année dernière, Madame Ponsonnet a, en effet, produit une vidéo de 3 à 5 minutes sur chaque notion du programme. Soient 8 à 10 capsules par chapitre, réunies sous forme de playlist dont elle donne le lien à ses élèves grâce à un QR code.
Le temps passé en classe est consacré aux activités. Notamment des exercices que les élèves réalisent en groupe, encadrés et aidés par l’enseignant, et pour lesquels ils disposent également des corrigés dans des porte-vues ou sur l’ENT.
Au début de chaque chapitre, les élèves reçoivent un plan de travail, document leur décrivant l’ensemble des notions et compétences à acquérir ainsi qu’une fiche de travail à compléter en visionnant le cours. Puis ils s’exercent et s’auto-évaluent en répondant à des QCM en ligne pour lesquels Madame Ponsonnet assure le feedback.

Aménagement de l’espace

Pour ce travail en classe, la salle est réorganisée en îlots de quatre tables permettant le travail en groupe. Le professeur passe de groupe en groupe pour répondre aux questions et aider les élèves en difficulté.
Les élèves peuvent également se déplacer et lorsqu’on demande à Coraline, qui revient à sa place un grand sourire aux lèvres, ce qu’elle est allée faire pendant deux minutes à l’autre bout de la classe, elle vous répond qu’elle est allée chercher une explication auprès d’une camarade, explication qu’elle s’empresse de transmettre aux autres membre de son groupe.
Tristan, lui aussi, parle de l’entraide induite par cette forme de travail et qui lui plaît. Une fois, bien sûr, accoutumé à une autonomie à laquelle il n’était pas habitué jusque là.

Et au-delà de la résolution d’exercices, ce travail en groupe et en autonomie donne également lieu à des activités plus complexes comme des défis ou des missions durant lesquels les élèves produisent des travaux qui seront ensuite évalués par leurs pairs.

Questions - Réponses

Comment êtes-vous venue à la classe inversée ?

Genneviève Ponsonnet : Je travaillais beaucoup sur les cartes mentales avec mes élèves. Pour réaliser des synthèses ou faire de la résolution de problèmes. En juillet 2014, mon inspectrice m’a proposé d’intégrer le GEP pour réfléchir autour de la classe inversée et à cette occasion j’ai écouté deux conférences de Marcel Lebrun sur ce sujet. Cela a été une révélation. C’est devenu une évidence. Raccrocher les élèves, avoir du temps en classe pour faire autre chose que recopier le cours...
J’ai d’abord expérimenté avec une 1ere S à la rentrée 2014 puis devant les bons résultats, je me suis lancée dans la réalisation de mes capsules vidéos pendant l’été 2015 pour passer au 100% classe inversée à la rentrée 2015.

Quels bénéfices pour vos élèves ?

GP : Nous allons davantage au fond des choses. Les notions sont mieux ancrées. Les élèves comprennent mieux. Ils font plus d’exercices et sont donc mieux entraînés. Ils ont de meilleures notes. Et puis, je n’ai plus l’impression de devoir courir pour finir le programme. Même en 1ere S.
Les très bons élèves sont contents car je peux leur proposer, s’ils le souhaitent, des activités supplémentaires, plus difficiles. Et ils ne sont plus obligés d’attendre pour avoir les corrections.
Et je suis plus disponible pour les élèves en difficultés qui ne restent plus bloqués chez eux face à un exercice qu’ils ne comprennent pas.

Utilisez-vous ELEA avec vos élèves ?

GP : Je suis en train de construire des parcours sur ELEA. Cinq sont déjà finalisés et je commence avec mes élèves de 2de la semaine prochaine.
C’est une excellente plateforme dont les fonctionnalités évoluent constamment et qui est très bien conçue pour les élèves. Les vidéos en autonomie, les petits exercices d’application à faire directement, l’évaluation par les pairs et surtout le suivi en direct des activités.
On peut faire des parcours simples ou plus longs, les élèves vont à leur rythme. Ils peuvent faire des tests avec feedback. Ils ont le droit à l’erreur et quand ils se trompent, ils ont l’explication de leur erreur. C’est très riche.

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA PÉDAGOGIE INVERSÉE

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