6 janvier, par Malika Alouani

Appel à projet « Imagine ton collège »

Premières sorties pédagogiques

S’inspirer, se questionner et comprendre

e-éducation Cycle 4 Département des Yvelines Département des Hauts-de-Seine


Un second appel à projet conjointement accompagné par les départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine

Cette année, ce sont 16 équipes qui se lancent dans l’aventure et qui vont questionner les besoins dans leur établissement pour envisager des améliorations. Repenser le collège de demain, questionner le bien être, prendre en compte les enjeux écologiques, l’acquisition de nouvelles compétences avec le numérique sont autant de pistes de travail sur lesquelles chaque collège pourra s’engager.
Suite à la première rencontre de lancement du 10 octobre à Versailles, les élèves et leur professeur ont pu trouver des sources d’inspiration lors de la visite d’un lieu historique et d’une exposition le vendredi 30 novembre durant toute une matinée.

L’école de Plein Air de Suresnes, un lieu innovant et inspirant

Un peu d’histoire

Cette école construite entre 1933 et 1935 sur les plans des architectes Eugène Beaudouin et Marcel Lods, est classée monument historique depuis 2002. Elle est l’unique exemple en France d’un projet architectural et pédagogique initié par le mouvement hygiéniste du début du XXe siècle. Cet édifice avait pour objectif d’aider les classes populaires victimes de maladies et concernées par un fort taux de mortalité infantile. Grâce à une construction associant une grande exposition à la lumière, à l’eau et offrant un épanouissement tant physique qu’intellectuel, les enfants pré-tuberculeux ou rachitiques y trouvaient les conditions nécessaires pour freiner leurs maladies. Ce cadre unique et extrêmement innovant pour l’époque était également accompagné d’une réflexion pédagogique poussée inspirée du courant Freinet.

Un lieu remarquable pour ses choix pédagogiques

Loin de chercher à décrire tout l’établissement, Noëmie Maurin-Gaisne, médiatrice culturelle de la ville de Suresnes en charge de la visite, a ciblé quelques éléments caractéristiques pour décrire ce lieu atypique :

Huit salles de classe dans huit pavillons séparés


Les salles de classes étaient construites selon la même configuration :
  • trois murs vitrés coulissants donnant plein sud pour permettre de profiter un maximum de la lumière,
  • un toit terrasse accessible pour faire classe,
  • un atelier extérieur.
    Chaque classe, selon les besoins, pouvaient ainsi profiter de 3 espaces d’apprentissage. Les transitions et déplacements étaient considérés comme un temps nécessaire vers un retour à plus de concentration avant chaque nouvel enseignement.

Les passerelles de circulation


Les déplacements entre les pavillons classes pouvaient se faire par l’intermédiaire de passerelles qui servaient également de ligne de délimitation des espaces récréation. Les 300 élèves responsabilisées connaissaient les règles et pouvaient ainsi s’autoréguler pour les respecter.

Des pataugeoires


La présence de bassins d’eau permettait aux élèves d’investir des situations pédagogiques. Les élèves du début du siècle pouvaient également profiter de douches chaudes, inexistantes à l’époque, chez eux. Le jardinage et la verdure offraient également des lieux d’expérimentation et de découverte scientifique.

Le mobilier en aluminium


Se déplacer, investir l’extérieur et différents espaces supposait de reconstruire des lieux d’apprentissage éphémères. Le mobilier en aluminium avait été conçu spécialement pour l’école afin de faciliter la mobilité des tables et des chaises : des choix pédagogiques extrêmement innovants et en rupture avec les salles de classe en autobus composées de mobilier fixe en bois.

Le globe terrestre


Placé sur le devant de la façade d’entrée de l’école et à l’extérieur, il symbolisait l’ouverture sur le monde souhaitée par la pédagogie déployée. Les élèves pouvaient grimper sur une mince passerelle et circuler le long de ce globe immense afin de construire leur savoir en géographie.

Ces quelques aspects commentés ici, invitent à requestionner l’espace comme devant répondre à des besoins et des stratégies pédagogiques. Loin de répondre à des canons architecturaux à la mode, cette école a pris naissance selon des exigences médicales et pédagogiques pour accompagner le développement cognitif et affectif de l’élève.
Fermée aux élèves depuis 1995, elle accueille désormais des adultes en formation sur des compétences liées au handicap et l’inclusion : l’INSHEA, Institut National Supérieur de Formation et de Recherche pour l’Éducation des Jeunes Handicapés et les Enseignements Adaptés.
Cette visite inspirante a donné l’occasion de pousser les limites du raisonnement sur le sens des lieux d’enseignement.

L’exposition « Bâtir l’école » du Musée d’histoire urbaine et sociale de Suresnes (MUS)

Elle propose de visiter la période de l’histoire architecturale de l’école sur un siècle de 1830 à 1930. Les transformations observées sur cette période ont été inspirées par une volonté d’adapter les espaces d’enseignement aux évolutions des besoins pédagogiques. Fortement influencé par une pédagogie nouvelle, l’espace classe est ainsi questionné.
Ces images et objets rassemblés sont des traces d’un héritage et d’une histoire qui permet aux élèves de prendre du recul, d’appréhender les bouleversements qui peuvent s’envisager, mais aussi de les inviter à se projeter dans l’école de demain.

La réflexion sur l’architecture scolaire animée par le CAUE

Le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Hauts-de-Seine (CAUE 92) est une structure de conseil, de formation et de diffusion de l’architecture, de l’urbanisme et de l’environnement contemporain. L’expertise de Fanny Tassel, architecte de l’association, a permis de remonter le temps à travers les tendances architecturales caractérisant chaque période historique depuis le début des années 1920.
Ce retour dans le passé a permis de mieux situer le collège de chaque équipe dans son contexte historique et dans la tendance qui a inspiré sa construction. Les élèves sont ainsi repartis avec une compréhension plus explicite de leur lieu d’enseignement.

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