Épisode 5

Agir pour apprendre

« Redéfinir les espaces d’apprentissages » La série d’articles

Depuis 2016, l’équipe de la DANE accompagne les équipes motivées dans la réflexion entre numérique et espaces scolaires.

Académie

Mis à jour le lundi 19 septembre 2022

Des espaces pour stimuler la créativité

En juin 2019, deux Jeudis de la recherche de la Dane étaient consacrés à la créativité. Mathieu Cassotti expliquait alors que la possibilité d’accéder à différents espaces dédiés à une activité est propice à la créativité des élèves qui peuvent alors réinvestir leurs connaissances dans différents contextes : résoudre une enquête ou contribuer à un média scolaire. Dans ce cas, la disposition de l’espace répond aussi aux exigences des différentes disciplines, mais rien n’interdit de penser autrement l’enseignement de celles-ci.

D’ailleurs, l’ensemble des professionnels de l’enseignement le savent, le signe ultime qu’une notion est apprise, c’est lorsqu’un apprenant est capable de réutiliser un savoir pour résoudre une situation nouvelle sans qu’on lui ait suggéré une méthode. Pour permettre aux élèves de disposer de telles compétences, on peut agir en amont ou en aval :

  • en proposant aux élèves de véritables situations problèmes qui mobilisent leur attention et leur permet de mobiliser tous leurs sens ;
  • en travaillant les concepts à la maison pour mieux les accompagner dans leur mise en œuvre à la manière de la classe inversée ;
  • ou encore en favorisant des débats où les élèves sont invités à faire émerger des notions.

Encore faut-il que le matériel et l’agencement de la classe permettent de donner vie à ces situations. Ainsi, investis dans une démarche de projet, les élèves sont amenés à réinvestir librement avec les outils à disposition les compétences développées.

Des exemples pour comprendre

Cliquez sur chaque intitulé pour en savoir plus.

Une démarche d’enquête en physique-chimie dans une salle innovante

Professeure de Physique-Chimie en REP au Collège des Sablons à Viry-Châtillon, Audrey Campbell a redéfini l’espace pour qu’il réponde à ses pratiques pédagogiques et aux contraintes liées aux questions de sécurité soulevées par la partie expérimentale de la discipline. Elle a introduit de la modularité grâce aux chaises mobiles (dans des salles de sciences habituellement totalement figées) pour permettre l’alternance de phases collectives et individuelles et elle a intégré des outils numériques pour s’adapter à ses pratiques de e-éducation.

La classe inversée
Le concept de "classe inversée" est une philosophie dont la finalité est de passer d’un modèle centré sur le professeur à un modèle centré sur l’élève afin de répondre aux besoins individuels de chacun. Il consiste à proposer des cours sous forme de ressources en ligne consultables à la maison pour libérer du temps en classe et organiser des activités, des projets de groupe et des échanges. La salle de classe s’adapte alors à l’intention pédagogique.

Infographie - La classe inversée

Cette infographie compare certains aspects de la classe "traditionnelle" et de la classe "inversée".


Mettre en œuvre un débat en EMC Terminale

L’aménagement de la classe doit s’adapter aux objectifs pédagogiques de la séance de cours. Un article publié sur le site académique disciplinaire d’histoire, géographie, EMC, propose un exemple de mise en oeuvre d’un débat en EMC en classe de Terminale. Différentes dispositions de la salle de classe sont envisagées en fonction du type de débat proposé afin de permettre aux élèves de travailler la compétence de l’oral. Ainsi, l’agencement de la classe permet aux élèves de s’exprimer librement, de jouer les différents rôles proposés, ou simplement d’assister au débat argumenté en ayant la possibilité de voir l’ensemble des interlocuteurs pour pouvoir ensuite donner librement leur avis lors de la phase d’analyse du débat.

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Article rédigé par Déborah Ades, Aurélie Heuveline